
Nous sommes définitivement inquiets du bien-être des abeilles indigènes et des autres pollinisateurs sauvages; nous sommes donc contents de voir que vous l’êtes aussi. Plus précisément, c’est la compétition pour les sources de nourriture entre les abeilles mellifères (donc non-indigènes) et nos abeilles indigènes (ou sauvages) qui nous inquiète. La recherche a d’ailleurs démontré que les conséquences négatives des abeilles mellifères sur les pollinisateurs indigènes existent bel et bien.
On s’inquiète aussi du fait que les abeilles mellifères puissent transmettre des maladies aux pollinisateurs sauvages qui se nourrissent des mêmes fleurs. Comme certaines espèces d’abeilles indigènes sont également utilisées pour la pollinisation de cultures gérées, des effets négatifs de la transmission de pathogènes des bourdons d’élevage vers les bourdons sauvages ont aussi été observés.
Nous savons par contre qu’il y a deux mesures importantes qui doivent être adoptées pour parvenir à aider les abeilles indigènes et les autres pollinisateurs sauvages :
- Réduire notre utilisation de pesticides. Ceci veut dire ne pas acheter des plantes traitées aux néonicotinoïdes, un groupe de pesticides qui reste dans la plante, de la graine à la floraison, et qui nuit aux pollinisateurs ou les tue. Ceci veut aussi dire ne pas arroser les pelouses de pesticides pour éliminer les moustiques. Même si les compagnies disent que ceci ne nuit pas aux autres insectes, c’est rarement le cas. Il est important de connaître les ingrédients et de surveiller la méthode d’application pour faire en sorte que ces pesticides ne nuisent pas aux pollinisateurs et autres insectes importants, dont se nourrissent notamment beaucoup d’oiseaux.
Accroître les habitats pour les pollinisateurs dans nos cours, dans les espaces communautaires, dans les cours d’école, sur le terrain des bureaux municipaux, le long des routes, dans les couloirs hydroélectriques, et dans les fermes qui nécessitent une pollinisation par les insectes.
Nous travaillons activement à faire avancer ces deux objectifs de conservation pour améliorer le sort des pollinisateurs sauvages. Il est important de noter que les abeilles domestiques, comme les abeilles mellifères, sont essentielles à la pollinisation de cultures partout dans le monde. Ainsi, que l’on mange du miel ou non, les gens vont continuer d’utiliser les abeilles mellifères pour polliniser les cultures.
Notons aussi que même si plusieurs croient que les abeilles mellifères sont en péril, ce n’est pas le cas, car elles sont en réalité des animaux d’élevage.