Bien qu’il puisse être agréable de recevoir des semences par la poste sans qu’on s’y attende, il est important de se poser quelques questions avant de les planter!
Semences provenant d’autres pays :
L’année dernière, des centaines de personnes de tout le Canada ont reçu des sachets de semences par la poste provenant de Chine, semences qu’elles n’avaient pas commandées et qui venaient d’un endroit inconnu. Si c’est votre cas, il est recommandé de ne pas les planter. Ces semences peuvent être des espèces envahissantes, elles peuvent contenir des organismes nuisibles ou des maladies pouvant toucher nos espèces indigènes, elles peuvent altérer les fonctions des écosystèmes et elles peuvent avoir des effets sur l’agriculture.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) demande aux Canadiens qui ont reçu des semences dans ces circonstances :
- De ne pas ouvrir les sachets de semences. De déposer les semences, l’emballage et l’étiquette d’expédition dans un sac scellé hermétiquement.
- De le signaler à un bureau régional de l’ACIA.
- D’attendre des nouvelles de l’ACIA.
- De ne pas les planter, les composter ou les jeter dans les toilettes pour éviter que les semences ne germent et ne se propagent.
Semences provenant de collectes de fonds d’organismes :
Parfois, des organismes (comme nous!) que vous connaissez peut-être envoient des semences par la poste comme initiative de collecte de fonds. Si vous vous questionnez sur l’organisme ou sur les semences, faites toujours preuve de précaution et n’hésitez pas à communiquer avec l’organisme pour en savoir plus sur les graines. Vérifiez le sachet ou les documents qui l’accompagnent pour voir si l’espèce de la plante est mentionnée. Si elle ne l’est pas, communiquez avec l’organisme pour la connaître. N’oubliez pas qu’il est préférable d’éviter les semences traitées avec des néonicotinoïdes, puisque ces pesticides peuvent être néfastes et mortels pour les pollinisateurs. Faites vos recherches et n’oubliez pas que les plantes indigènes sont typiquement mieux adaptées aux conditions environnementales locales, qu’elles demandent moins d’entretien et qu’elles conviennent mieux aux besoins des espèces sauvages.