NOM SCIENTIFIQUE
DESCRIPTION
Le syndrome du museau blanc
RÉPARTITION
HABITAT
RÉGIME ALIMENTAIRE
COMPORTEMENT
undefinedRÔLES ÉCOSYSTÉMIQUES PRINCIPAUX
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| Photo : Tom Lusk |
La FCF s’est associée au Musée du Nouveau-Brunswick pour suivre la progression des dommages provoqués par le syndrome du museau blanc (SMB) dans cette province et étudier le champignon qui cause la maladie.
Le syndrome du museau blanc doit son nom aux taches blanches qui apparaissent sur le corps de chauves-souris en hibernation, notamment sur leur museau. D’abord découvert dans l’État de New York en 2006, ce syndrome s’est par la suite répandu dans plusieurs autres États américains, de même qu’en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse. Les effets sont dévastateurs pour les populations du vespertilion brun (l’espèce de chauve-souris la plus commune au Canada), du vespertilion nordique et de la pipistrelle de l’Est. Des chercheurs prévoient que d’ici vingt ans le syndrome aura exterminé les vespertilions bruns de la région du Nord-Est.
En raison du taux de mortalité des chauves-souris, sans précédent au pays, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a mené une évaluation d’urgence et considère maintenant que les trois espèces de chauves-souris susmentionnées sont en voie de disparition. Il s’agit en même temps d’une recommandation, qui pourrait faire ajouter ces espèces au registre de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral.
Les chauves-souris sont des animaux extrêmement utiles. Ce sont les principaux prédateurs de certains insectes volants aux mœurs nocturnes, notamment des papillons de nuit, des coléoptères et des moustiques. Une chauve-souris peut à elle seule attraper en une heure des centaines d’insectes! Une bonne colonie peut même empêcher que des insectes nuisibles fassent subir des dommages importants aux jardins, aux cultures et aux forêts.
Dans le cadre du projet de recherches, toutes les grottes du Nouveau-Brunswick constituant des gîtes d’hibernation connus seront examinées afin de déterminer à quel rythme la maladie se propage et d’estimer le nombre de chauves-souris qui en meurent. On procédera également à l’identification des différents types de champignons présents dans les grottes et sur les chauves-souris, dans l’espoir de trouver un moyen de réduire les ravages.
Source de la carte :
http://www.whitenosesyndrome.org/resource/may-3-2012-wns-map