Q. Je prends soin des chats sauvages de mon quartier. Mais j’ai reçu beaucoup de critiques de la part de mes voisins ces derniers temps. Ils ne comprennent pas que je m’occupe de ces pauvres animaux! Que puis-je leur dire pour qu’ils nous laissent tranquilles, moi et ces chats?
Par: Terri-Lee Reid
R. Les gens qui nourrissent des chats sauvages provoquent de nombreuses réactions. La vie des chats sauvages est difficile : ils sont exposés aux bagarres avec d’autres chats, aux prédateurs, aux véhicules et aux intempéries. Une étude estime qu’il y a environ 8,5 millions de chats domestiques au Canada et environ 1,4 à 4,2 millions de chats sauvages. Vous avez de bonnes intentions, mais les chats sauvages peuvent être source de problèmes pour vos voisins, par exemple :
- Ils peuvent être bruyants, en particulier quand ils se battent.
- Ils peuvent être malodorants quand ils marquent leur territoire avec de l’urine.
- Ils chassent les oiseaux, les petits mammifères, les amphibiens et d’autres animaux sauvages.
- Ils peuvent creuser les parterres de fleurs et les potagers et les utiliser comme litière.
En tant qu’organisation de conservation, nous nous devons d’être préoccupés par l’impact que les chats, une espèce envahissante, ont sur notre faune indigène. On estime que de 100 à 350 millions d’oiseaux sont tués chaque année par des chats au Canada, l’essentiel des actes de prédation étant probablement le fait de chats sauvages. Les chats chassent aussi les petits mammifères, les amphibiens et les reptiles. Même un chat bien nourri est souvent incapable de résister à la tentation de chasser.
Peut-être qu’une autre option est de faire du bénévolat auprès d’une société de protection des animaux locale. Nous espérons que vous pourrez vous réunir avec vos voisins pour trouver moyen d’aider les chats sauvages de votre communauté sans mettre en danger les oiseaux et autres animaux sauvages.