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FAQ 1002859735

Q. Je vis en banlieue et, pour une raison que j’ignore, des ours noirs viennent régulièrement se promener dans notre quartier. L’an dernier, le service de police a annoncé qu’il allait essayer de les attraper pour les relâcher dans la nature, mais il les tue à répétition! Pourquoi?

R. Que c’est triste de voir des animaux sauvages s’habituer à vivre en milieu urbain pour se faire abattre finalement! Comme la Fédération canadienne de la faune ne participe pas à la prise de ces décisions, je n’ai malheureusement pas la réponse à votre question. Ce sont les ministères provinciaux de la Faune qui gèrent les ours noirs et qui sont donc généralement responsables de ce genre de situation, parfois en collaboration avec la police. Je vous encourage donc à communiquer avec le ministère de la Faune de votre province. On répondra à vos questions et à vos préoccupations et on vous expliquera comment ces décisions sont prises.

Bien que je ne puisse pas parler en leur nom, et que les protocoles puissent différer d’une région à l’autre, voici quelques éléments que les agents pour les pêches et la faune peuvent prendre en considération lorsqu’ils prennent des décisions sur la meilleure façon de traiter les ours dans les villes et les villages :

  • Quel est le degré d’accoutumance alimentaire de l’ours?
  • L’ours montre-t-il des signes d’agressivité envers les gens?
  • L’ours a-t-il des antécédents de conflit?
  • Quel est son état de santé?
  • Y a-t-il des oursons orphelins à proximité? Dans l’affirmative, s’agit-il d’oursons qui peuvent être élevés ou remis en liberté dans la nature (p. ex., existe-t-il un centre de réadaptation, sont-ils en bonne santé, sont-ils habitués aux gens, conditionnés à se faire nourrir par les êtres humains, etc.)?

Il est possible de relocaliser les ours noirs dans certains cas, selon la situation. Cependant, cela ne fonctionne pas toujours. Voici quelques statistiques du gouvernement de l’Ontario en 2000 :

  • Environ 70 % des jeunes mâles peuvent être relocalisés avec succès.
  • Environ 40 % des femelles juvéniles peuvent être relocalisées avec succès.
  • Le taux de réussite pour les ours adultes des deux sexes chute à 20 %.
  • Il est typique que les ours déplacés reviennent à leur territoire d’origine à 200 km de leur point de départ, en parcourant plus de 18 km par jour.
  • Les femelles relocalisées retournent à leur territoire d’origine dans les heures suivant leur libération.
  • Les ours étudiés près de Sudbury en Ontario ont répété leur comportement dans 24 % des cas.
  • Il a été constaté que le nombre d’ours répétant leur comportement à Chapleau, à Sudbury et à Parry Sound varie entre 10 et 60 %.

Pour assurer la sécurité des ours dans votre région, abstenez-vous de les nourrir, que ce soit intentionnellement ou non :

  • Surveillez vos mangeoires d’oiseaux. Les ours peuvent être attirés par les graines. Si des ours sont attirés par vos mangeoires à oiseaux, il est conseillé de les retirer jusqu’à ce que les ours soient partis ou entrés en hibernation.
  • Si vous avez des arbres et des arbustes fruitiers, cueillez-en les fruits avant qu’ils ne soient complètement mûrs.
  • Surveillez votre potager. Les ours peuvent être particulièrement attirés par les pommes de terre et les légumes racines.
  • Assurez-vous de bien entretenir votre compost e pour réduire les odeurs.
  • Nourrissez les animaux de compagnie à l’intérieur, gardez leurs aliments en lieu sûr et gardez toujours les chiens en laisse.
  • Assurez-vous que votre barbecue est propre pour réduire les odeurs.
  • Gardez les contenants de carburant sous clé en lieu sûr.
  • Sortez les ordures ménagères un peu avant l’heure de ramassage.
  • Cette question indique que les ours noirs sont attirés à plusieurs reprises dans leur zone suburbaine. Dans ce contexte, il serait crucial de déterminer ce qui attire les ours dans la zone concernée et de trouver des moyens pour éliminer ces éléments.