Les espèces aquatiques envahissantes non indigènes représentent un péril important pour nos milieux aquatiques. Une fois qu’elles se sont établies, il est extrêmement difficile, voire impossible, de les extirper et il est coûteux de limiter leur prolifération, et ce, qu’elles aient été introduites par inadvertance ou de manière intentionnelle. Si les espèces envahissantes non indigènes posent problème, c’est parce qu’elles disputent nourriture et espace aux espèces indigènes et qu’elles modifient les écosystèmes.
Mentionnons quelques exemples de ce problème dans les Grands Lacs : la grande lamproie marine, qui a causé une décroissance grave des populations de beaucoup d’espèces de poissons indigènes; la moule zébrée, qui a pris la place de nombreuses espèces indigènes de moules d’eau douce et qui semble contribuer à la disparition d’amphipodes constituant un maillon essentiel de la chaîne alimentaire; le gobie à taches noires, une espèce de poissons qui est peut-être partiellement responsable de la multiplication des cas de botulisme de type E dont périssent des milliers d’oiseaux et de poissons.
Ce n’est qu’un aperçu des dommages causés par les espèces aquatiques envahissantes non indigènes. Afin d’éviter l’introduction de nouveaux intrus, ne relâchez jamais vos animaux d’aquarium dans des plans d’eau naturels et nettoyez bien les bateaux et le matériel nautique ou aquatique à bonne distance de toute étendue d’eau ou de tout cours d’eau.