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Changement climatique et adaptation de la prochaine génération

Q. Je suis grand-mère, et je suis très préoccupée par les changements climatiques. J’ai l’impression que je vais laisser une véritable catastrophe à gérer à mes petits-enfants. Auriez-vous quelques mots d’espoir à me donner?

R. Il est facile de se laisser emporter par le pessimisme qui entoure souvent l’état de notre planète. Bien qu’il y ait de nombreuses raisons de s’inquiéter et qu’il reste encore beaucoup à faire, je me réjouis de pouvoir dire qu’il reste de l’espoir, qu’il y a de bonnes nouvelles. Par exemple :

  • Les remontées de saumons roses dans le fleuve Fraser, en Colombie-Britannique, ont dépassé les prévisions initiales cette année. En effet, cette estimation est passée d’entre 6,1 et 8,6 millions de poissons à 11,6 millions d’individus.
  • Grâce à l’élimination progressive des substances chimiques appauvrissant la couche d’ozone, le trou dans la couche d’ozone se résorbe. Selon un groupe d’experts soutenu par l’Organisation des Nations Unies, en janvier de cette année (2023), la couche d’ozone devrait retrouver son état de 1980 d’ici 2066 dans l’Antarctique, 2045 dans l’Arctique et 2040 dans le reste du monde.
  • Alors que l’on pensait autrefois qu’il faudrait des années pour améliorer la qualité de l’air, des améliorations importantes ont été apportées en l’espace de quelques mois seulement au cours de la pandémie.
  • S’il est malheureusement courant d’entendre parler d’espèces évaluées comme étant en péril au Canada, il n’est pas très fréquent d’entendre parler d’espèces en voie de rétablissement. Cependant, il en existe. Il suffit de prendre l’exemple du faucon pèlerin. Cette espèce a été évaluée pour la première fois en 1978 par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) comme étant en voie de disparition. En 2017, elle a fait l’objet d’une nouvelle évaluation, mais cette fois, elle a été considérée comme espèce non en péril. Elle figure toujours sur la liste des espèces préoccupantes de la Colombie-Britannique.
  • Les recherches indiquent qu’en quelques mois seulement, il est possible d’obtenir un sol équilibré et d’augmenter les rendements de plus de 200 %. Ce sol équilibré fournit aux plantes une plus grande quantité d’éléments nutritifs, une meilleure protection contre les parasites et les maladies, et une protection efficace contre la sécheresse et les inondations.

S’il reste encore beaucoup à faire pour inverser les effets des changements climatiques, des progrès sont incontestablement en cours de réalisation. Si nous travaillons tous ensemble, nous pouvons contribuer à changer la donne pour nous-mêmes et pour les générations futures.