Ce ne sont pas tous les héros qui portent des capes; certains ont des ailes
Chaque jour, des millions de pollinisateurs passent d’une fleur à l’autre pour récolter du nectar et du pollen. En butinant, leur corps se couvre de pollen et, lorsqu’ils visitent des fleurs de la même espèce, ils transportent ces grains microscopiques d’une plante à l’autre, permettant ainsi la fécondation et la production de graines. Ce processus, qui paraît pourtant si simple, est essentiel à la reproduction des plantes à fleurs dans les forêts, les prairies, les exploitations agricoles et les jardins du monde entier. Répétée des millions de fois chaque jour, la pollinisation soutient les écosystèmes et contribue à la production d’environ le tiers des aliments que nous consommons. Des abeilles infatigables aux papillons aux couleurs éclatantes, des colibris aux papillons de nuit, coléoptères, guêpes et mouches, une étonnante diversité d’espèces participe à cette merveille discrète de la nature.
Liatris à épi, porte-queue ©Stefan Weber | FCF
Coreopsis avec pollinisateur et araignée tapie. © Sarah Coulber | FCF
Pourquoi les pollinisateurs ont-ils besoin de notre aide?
Les populations de pollinisateurs et d’insectes dans leur ensemble sont en déclin partout dans le monde, tant sur le plan de l’abondance que de la diversité. Des études à long terme font état de pertes allant d’une diminution graduelle d’environ 1 à 2 % par année à des déclins locaux marqués dépassant 75 % au cours des dernières décennies. Les pollinisateurs sont confrontés à de nombreuses menaces, dont la perte d’habitat et l’intensification des pratiques agricoles, l’utilisation de pesticides, les changements climatiques, la pollution lumineuse et les espèces envahissantes. Ensemble, ces pressions compromettent les fonctions écologiques assurées par les insectes, y compris le service essentiel de la pollinisation.
Comment la FCF aide-t-elle les pollinisateurs?
Le monarque est officiellement désigné comme espèce en voie de disparition au Canada. La population de l’Est a diminué de 80 % au cours des 25 dernières années, tandis que la population de l’Ouest a chuté de plus de 99 %. En restaurant des habitats de prairie le long des emprises et sur des terres protégées pour qu’ils se recouvrent de fleurs indigènes, de graminées et d’asclépiades (la plante hôte du monarque, dont on compte quatorze espèces au Canada), nous veillons à ce que le monarque puisse se nourrir, se reproduire et poursuivre ses remarquables déplacements le long de la voie migratoire du monarque de l’Est.
Partout en Ontario et au Québec, de nouvelles générations de monarques reviennent chaque printemps dans les prairies restaurées pour s’alimenter, se reproduire et pondre les œufs de la prochaine génération qui donnera naissance à une super génération de papillons qui accomplissent l’une des migrations les plus extraordinaires de la nature jusqu’au Mexique. En collaboration avec des partenaires de l’ensemble de ces régions, la FCF mobilise des fonds, de l’expertise et des efforts de restauration afin de rétablir les habitats dont dépend ce papillon emblématique.
Les effets bénéfiques de ce travail vont bien au-delà du monarque. Chaque bordure de route, corridor hydroélectrique et terre de conservation restaurés devient un refuge florissant où s’épanouissent les fleurs sauvages et où des centaines d’espèces de pollinisateurs trouvent nourriture et abri. La Fédération canadienne de la faune collabore avec des gestionnaires d’emprises et de terres protégées de l’Est et du Sud-Ouest de l’Ontario, de la région du Grand Toronto et de Hamilton (RGTH), ainsi que du Sud-Ouest du Québec afin de transformer des emprises souvent négligées — bordures de route, corridors de services publics et d’énergie — en habitats prospères pour les pollinisateurs, c’est-à-dire en véritables corridors vivants débordant de couleurs, de mouvement et de vie.
Grâce au soutien de 407 ETR, le programme d’aménagement des emprises a permis jusqu’à présent de restaurer 14 hectares (ha) d’habitat pour les pollinisateurs dans la RGTH. Au total, la FCF et ses partenaires ont restauré XXX hectares d’habitat de prairie indigène.
Site de plantation de Kingsford le long de l'autoroute 407 ETR.
Carte des sites plantés le long de l'autoroute 407 ETR
Comment pouvez-vous aider les pollinisateurs?
Participez à la magie de la Semaine des pollinisateurs (du 22 au 28 juin), une célébration mondiale annuelle qui rassemble les gens pour reconnaître et protéger les extraordinaires pollinisateurs qui permettent à notre monde de fleurir, de prospérer et de s’épanouir. Voici quelques façons de contribuer pendant cette semaine et après!
Cultivez un jardin et faites-le certifier
Créez un habitat accueillant pour la faune dans votre espace extérieur – qu’il s’agisse d’une terrasse ou de plusieurs acres de terrain – afin d’offrir aux pollinisateurs des plantes indigènes pour se nourrir, se reposer et nicher!
Notre programme de certification des habitats de jardins reconnaît les efforts déployés par la population canadienne pour répondre aux besoins de la faune en matière d’habitats. Cultivez votre jardin dans le but précis d’attirer la faune et faites-le certifier officiellement.
Recensez les pollinisateurs avec iNaturalist
Utilisez l’application iNaturalist.ca pour consigner vos observations de pollinisateurs et d’autres espèces. Vos observations contribuent à la collecte de données précieuses qui aident les scientifiques à orienter leurs efforts de conservation. Participez au bioblitz sur les pollinisateurs et téléversez vos observations tout au long de la semaine.
La FCF a également créé le projet Jardinage pour la faune qui vous permet de partager des photos et d’obtenir de l’aide pour identifier la faune et les plantes indigènes présentes sur votre propriété.
Restauration des emprises
Soutenez les efforts visant à restaurer des habitats de prairie indigène le long des routes, des corridors de services publics et des sentiers afin de créer des réseaux d’habitats reliés les uns aux autres pour les pollinisateurs, comme le monarque migrateur.
Consultez notre Encyclopédie sur les plantes indigènes
Il peut être tout aussi gratifiant de cultiver des plantes indigènes que de faire pousser vos plantes habituelles. Les espèces indigènes de votre région sont généralement mieux adaptées aux insectes nuisibles et aux conditions météorologiques locales, ce qui peut vous faire économiser du temps et de l’argent. Elles procurent également des avantages essentiels à la faune de votre région.
À quelle espèce vous identifiez-vous le plus?
Répondez à notre questionnaire « La Biodiversité + moi » pour découvrir à quel écosystème vous correspondez le mieux et quelles espèces y vivent!
Apprenez-en davantage
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