Les magnifiques milieux humides
Imaginez de grosses bêtes suintantes avec
des herbes comme poumons et des rivières comme veines. Elles boivent de la
pluie à grand bruit et engouffrent des rayons de soleil. Non, il ne s'agit pas
de monstres des profondeurs visqueuses. Ce sont les magnifiques milieux humides
! Voyez-vous, chaque partie d'un écosystème humide est nécessaire au
fonctionnement de l'ensemble du système, ou de l'organisme.
Nous avons une foule de noms pour décrire les différentes sortes de milieux humides d'eau douce ou d'eau salée : lac, rivière, marais, marécage, étang, tourbière, fondrière, mare et bourbier. Ils abritent une multitude d'espèces sauvages.
Un grand nombre de milieux humides sont perturbés ou détruits pour faire place à des exploitations agricoles et à des bâtiments. D'autres sont empoisonnés par la pollution. Toutefois, beaucoup d'espèces ont besoin de ces abris détrempés pour survivre. Presque la moitié des 462 espèces d'oiseaux du Canada dépendent des milieux humides. En outre, 42 de nos plantes et animaux en péril ne peuvent survivre sans ces derniers. C'est pourquoi nous devons faire l'impossible pour sauvegarder ces espaces spongieux!
Étendues d'eau en voie de guérison
Triste nouvelle. Le lotissement, le
déversement de déchets, le dragage et des douzaines d'autres vilaines actions
ont endommagé beaucoup d'étendues d'eau saine. Il va sans dire que cette
indifférence à l'égard des espèces sauvages a eu des répercussions atroces. La
bonne nouvelle est que nous commençons lentement à modifier nos pratiques
irréfléchies. D'un bout à l'autre du Canada, le rétablissement de lacs,
rivières, étangs, fossés, ruisseaux, fondrières et bourbiers est amorcé.
Depuis des décennies, les Grands Lacs font l'objet d'un important programme d'assainissement. Couvrant une superficie totale d'environ 250 000 kilomètres carrés, les lacs Supérieur, Michigan, Huron, Érié et Ontario, ainsi que le fleuve Saint-Laurent, forment le lus grand système d'eau douce de surface de la Terre. Imaginez les multitudes d'espèces sauvages qui font des Grands Lacs leur demeure I Toutefois, notre manque d'égards a fait que nous avons modifié à tout jamais ce précieux écosystème. Certaines espèces ont complètement disparu, bon nombre ont diminué considérablement, et la menace à la santé humaine est tout aussi alarmante. Aujourd'hui, les gouvernements, les industries et les groupes de conservation travaillent de concert pour renverser certains de ces dommages. On dépense des milliards et des milliards de dollars, et quoiqu'on note des signes encourageants de rétablissement, il reste encore beaucoup de travail à accomplir.
L'état des eaux polluées de l'estuaire du Saint-Laurent et du golfe du Saint-Laurent est loin d'être encourageant pour les bélugas. À une certaine époque, on y comptait 5 000 de ces mammifères. Aujourd'hui, il n'en reste que quelques centaines. On a trouvé jusqu'à 25 substances chimiques toxiques dans des carcasses de bélugas. De fait, leurs corps sont tellement contaminés qu'ils sont traités comme des déchets toxiques. Lisez au sujet des efforts de réduire radicalement les substances chimiques rejetées dans le fleuve – comme L’objectif du Plan d’action Saint-Laurent (PASL) (1988 – 2003) – ici.
Adoptez un ruisseau
Partout au Canada, des citoyens soucieux
ont déclaré la guerre aux détritus jetés dans les habitats aquatiques. Des
groupes ont « adopté » des sections de ruisseaux de leur voisinage. Des
bénévoles patrouillent régulièrement ces endroits pour enlever les détritus
qu'ils y trouvent — vieux
moteurs rouillés, cuisinières, sacs de plastiques et bien d'autres choses. Si
votre classe désire participer, communiquez avec l'organisme gouvernemental de
protection des espèces sauvages de votre province pour obtenir des renseignements.
Recensement des tortues
La tortue des bois de la Nouvelle-Écosse a
besoin de votre aide. Une grande partie de son habitat a été perturbée par
l'agriculture et la foresterie. Les lieux de nidification possibles sont
détruits par le piétinement du bétail, ainsi
que par des projets de stabilisation des berges des cours d'eau sinueux. Les
tortues des bois sont également faciles à capturer, parce qu'elles se dorent au
soleil sur les berges des rivières et sont souvent emportées à titre d'animal
domestique ou de curiosité.
Cette espèce d'une grande longévité ne se
reproduit probablement pas avant d'avoir atteint l'âge de 15 ans. Alors, même
la perte de quelques adultes peut avoir des conséquences désastreuses sur leur
nombre. Voici ce que vous pouvez faire pour aider cette tortue :
• Découvrez
tout ce que vous pouvez au sujet de ce reptile et apprenez à l'identifier
facilement.
• Informez
votre école, votre famille, vos amis et vos voisins de la situation précaire de
l'espèce.
• Vous
ne devez jamais rapporter une tortue à la maison ou la déplacer de l'endroit où
vous l'avez trouvée.
• Si
vous apercevez une tortue des bois, notez l'endroit et la date, puis
communiquez avec votre service provincial de protection des espèces sauvages.
Les observations du public aideront les gestionnaires de la faune à surveiller
les déplacements et l'aire de distribution de ce reptile.