Fiche documentaire
Depuis le début des temps, la même quantité d'eau circule sur le globe en un mouvement perpétuel que nous appelons cycle hydrologique. Ce cycle se déroule ainsi: lorsque l'eau se réchauffe, elle se transforme en vapeur, comme celle qui s'échappe d'une casserole d'eau bouillante. C'est l'évaporation. Les plantes et les arbres, qui absorbent l'eau du sol, la libèrent aussi sous forme de vapeur, grâce à leurs feuilles. C'est la transpiration. Lorsque cette vapeur se refroidit, elle s'agglomère à de fines particules de poussière. C'est la condensation. Elle retombe ensuite sur terre sous forme de pluie, de neige ou de neige fondue.
Ainsi, grâce au cycle hydrologique, l'eau est constamment en mouvement, sauf lorsqu'elle est très froide et qu'elle se transforme en glace.
L'eau, sur notre planète, se présente sous trois formes différentes. Celle que nous connaissons le mieux est la forme liquide : c'est l'eau qui coule de nos robinets et qu'on trouve dans les lacs, les océans et les mares. Ensuite, l'hiver (ou toute l'année dans certaines régions du Canada), on la trouve sous forme de glace et de neige. Sa troisième forme est gazeuse : c'est la vapeur, les nuages, l'air, la brume et le brouillard.
De l'eau, ou de l'or liquide?
On peut considérer les cours d'eau comme les artères de la Terre. Ils transportent des éléments nutritifs en divers points de la planète, éliminent les poisons, recyclent le milieu et l'alimentent en oxygène vital. Mais l'eau peut s'empoisonner, tout comme vos vaisseaux sanguins.
Nous nous rendons maintenant compte que nos eaux sont mal en point. Pendant des années, nous avons déversé des produits chimiques dans nos cours d'eau, couvert nos marais et nos marécages de lotissements et gaspillé l'eau comme s'il s'agissait d'une ressource illimitée.
On utilise actuellement dans le monde environ 100 000 produits chimiques différents. Un millier de nouveaux produits chimiques apparaissent sur le marché chaque année. Bon nombre d'entre eux se retrouvent, d'une façon ou d'une autre, dans les réserves d'eau du globe.
L'eau des toilettes se déverse dans les rivières. Le fumier entassé autour des fermes et l'engrais épandu sur les gazons s'infiltrent dans les cours d'eau. Des tonnes de produits chimiques industriels se répandent dans les lacs. Les lessives utilisées dans les lave-linge ou les lave-vaisselle favorisent le développement d'algues, qui épuisent l'oxygène de l'eau. Les précipitations acides, les marées noires, le sel répandu sur nos routes en hiver et de nombreux autres produits se retrouvent dans nos réseaux hydrographiques.
Le sort que nous réservons a l'eau nous touche autant que la faune sauvage. Le mercure déversé dans un lac est absorbé par des organismes et des insectes minuscules. Un petit poisson consomme plusieurs milliers de ces organismes pollués, puis il est lui-même mangé par un poisson plus gros. Les êtres humains mangent du poisson et peuvent être frappés d'empoisonnement grave par le mercure.
Il est temps de se soucier de l'eau et de la considérer comme de l'or liquide. Nous ne pouvons plus, désormais, nous permettre de gaspiller, de perdre et de polluer cet élément merveilleux qu'est l'eau.