Fiche documentaire
Il y a une chose bien précise que nous pouvons faire en faveur de la faune : c'est de garder nos zones humides aussi précieusement qu'un diamant. Dans un sens, elles sont aussi précieuses. Ces endroits particuliers abritent des millions d'êtres vivants, tout en enrichissant l'économie du pays.
Les fabricants et les marchands d'articles de sports tels que bateaux, canots, moteurs, jumelles, topoguides, matériel photo, matériel de pêche, armes et vêtements d'extérieur reçoivent beaucoup d'argent des utilisateurs de zones humides, ainsi que les propriétaires de cafés, de motels et de pompes à essence, qui accueillent les visiteurs de ces zones dans les forêts du Nord, les herbages des Prairies, les pares provinciaux et les villages côtiers. Selon une enquête datant de 1980, grâce à l'eau, au moins 8 milliards de dollars seraient investis chaque année au pays dans le secteur des loisirs.
L'agriculture, les pêches, les industries minières, les manufactures et les centrales électriques, ou l'eau joue un rôle important, ont produit 67 milliards de dollars pour le Canada.
Et il est évidemment impossible de chiffrer le plaisir d'une balade silencieuse en canot à travers les joncs, par une matinée brumeuse de printemps, ou la vision d'un vol de bernaches du Canada se posant sur un étang par un soir vif d'automne.
Alertez les médias faune
Quel que soit votre projet, annoncez-le aux médias. Les loutres et les balbuzards ne peuvent pas proclamer à quel point les zones humides sont utiles aux espèces sauvages, mais vous, vous le pouvez ! Avertissez les stations de radio et de télévision, et les journaux locaux de votre projet. Rédigez un petit communiqué qui en indique les détails. Soulignez l'importance de la conservation des milieux aquatiques pour les espèces sauvages. Donnez toujours le nom d'une personne- ressource, un numéro de téléphone et le nom de votre école.
N'oubliez pas d'annoncer votre projet dans le bulletin de l'école et du conseil ou de la commission scolaire. Demandez aussi à vos professeurs de le publier dans leurs revues professionnelles.
Observez le bord de l'eau
Vous pouvez apprendre beaucoup de choses sur les problèmes aquatiques en étudiant un bord de mer, de rivière, de ruisseau ou une plage. Vous pouvez identifier les zones où l'habitat est sain, où il est relativement abîmé, où il est gravement pollué. Selon les résultats de vos recherches, vous pouvez dresser une carte de la rive en indiquant comment en améliorer la gestion à l'intention de la faune.
Commencez par esquisser une carte à main levée de l'endroit à étudier. Celle-ci devrait indiquer la limite de l'eau ainsi que des repères tels que routes, bâtiments et fermes. Pour les lacs et les rivières étendus, vous pouvez recopier une carte topographique, que vous pouvez vous procurer auprès du Centre de vente de cartes, Énergie, Mines et Ressources Canada, 615, rue Booth, Ottawa (Ontario) K1A OE9. Tél. : (613) 952-7000 .
Liste de contrôle
Lors de votre étude du bord de l'eau, pensez à ceci:
• Pouvez-vous distinguer des oiseaux, des poisons ou autres animaux sauvages au bord de l'eau?
• Dressez une liste des espèces que vous observez. Vous trouverez dans la plupart des bibliothèques des guides vous permettant d'identifier les oiseaux, les mammifères, les plantes, et même les empreintes d'animaux sauvages.
• Y a-t-il des arbres, des arbustes et des herbes pouvant server d'habitat à des espèces sauvages? Une végétation d'espèces, de tailles et de forms variés est généralement l'idéal.
• Y a-t-il des signes d'érosion aux endroits où la terre est à nu et où la boue peut se déverser dans l'eau?
• Le bord de l'eau et les endroits avoisinants ont-ils été aménagés: routes, bâtiments, quais, remplaçant ainsi un habitat faunique?
• Y a-t-il des déchets qui risquent de polluer l'eau ou de nuire aux animaux sauvages?
• Y a-t-il des problèmes pour les espèces sauvages sur la rive que vous avez choisie? Vous pourrez peut-être faire pression pour obtenir les améliorations voulues, ou intervenir vous-mêmes.