Fiche documentaire
Dans les villes, l'eau qui s'évacue de chez vous passe par les égouts pour aboutir à une station d'épuration, où elle passe par plusieurs étapes d'élimination des matières solides en suspension et des produits organiques et chimiques. Les matières solides qui restent, appelées boues d'épuration, sont transportées dans une décharge, incinérées ou épandues dans des champs.
Malheureusement, lorsque les boues d'épuration sont mises à la décharge, elles risquent de s'infiltrer dans la nappe aquifère. Lorsqu'on les brûle, elles risquent de libérer des dioxines dans l'atmosphère. Et lorsqu'on les épand dans les champs, elles risquent de contaminer les cultures.
Mais pis encore, de nombreuses villes au pays déchargent les eaux usées brutes, non traitées, directement dans les cours d'eau, les lacs et les océans. En 1984, 2 164 localités canadiennes sur 3 250 possédaient un réseau d'égouts. Parmi celles-ci, 1 442 seulement disposaient d'un procédé quelconque d'épuration des eaux usées. La région d'Halifax, par exemple, déverse tous les jours près de 182 millions de litres d'eaux usées et d'effluents industriels non traités dans le port d'Halifax. Victoria, en Colombie-Britannique, déverse plus de 60 millions de litres par jour dans le détroit de Juan de Fuca. Québec déverse tous les jours 500 millions de litres d'eau non traitée dans le Saint-Laurent, d'où trois millions de personnes tirent leur eau potable.
Ceux qui vivent à la campagne ont souvent leur propre fosse septique ou un drain d'épandage souterrain. Ces fosses sont vidées à peu près chaque année par un spécialiste agréé. Leur contenu est amené dans une station d'épuration locale ou épandu sur un terrain approuvé, puis enfoui.