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Pourquoi devrions-nous conserver les habitats spéciaux?

Parmi les habitats perturbés, certains sont aussi vastes que les Prairies de l’Ouest. D’autres sont beaucoup plus petits, comme les prés de chênes de Garry que l’on retrouve au sud de l’île de Vancouver. Malgré leur petite taille, on retrouve plus de 20 p. 100 des plantes les plus rares de la Colombie-Britannique dans ces prés. Parmi elles, mentionnons la limnanthe de Macoun, qui ne pousse nulle part ailleurs sur la Terre!

L’aménagement humain est la plus grande menace pour cet écosystème unique. Le plus proche rival, au deuxième rang, est l’introduction de plantes exotiques, comme le lierre, l’ajonc d’Europe, la salicaire pourpre et le genêt à balais. Ces espèces, ainsi que d’autres, s’accaparent la place de plusieurs des espèces indigènes qui forment les prés.

Si nous laissons les divers habitats du Canada disparaître un par un, nous perdrons une mine d’espèces sauvages et cela pourrait être catastrophique. Nous savons que toutes les espèces, des insectes minuscules aux animaux énormes, sont interdépendantes; leur survie dépend de l’une de l’autre de manières remarquables et complexes. Voyez chacune des espèces comme une brique qui s’intègre à un pont massif construit méticuleusement. Combien de briques peut-on enlever avant que le pont au complet ne s’effondre? Pour protéger la planète et tous ses habitants, y compris les êtres humains, il est impératif que nous préservions les habitats spéciaux dont dépend toute forme de vie.

La plupart des Canadiens vivent au milieu d’habitats spéciaux sans même le savoir. Leur arrière-cour et leurs communautés font partie intégrante d’habitats fragiles comme les prés de chênes de Garry, la zone biologique carolinienne et la région des Prairies de l’Ouest
. Les projets que l’on retrouve dans cette section offrent un vaste éventail d’idées sur la façon de conserver les habitats en péril près de chez vous.