Les espèces étrangères sont des végétaux ou des animaux qui ne sont pas originaires d’un endroit où ils se sont établis. Habituellement, ces visiteurs non invités arrivent au Canada directement ou indirectement à la suite d’activités humaines. Certaines de ces espèces arrivent à bord de cargos, mélangées à des produits alimentaires pour le bétail ou dans les caisses de ballast de navires. Certaines de ces espèces sont transportées à bord de camions ou de trains de marchandises ou sont délibérément introduites par l’être humain à des fins lucratives ou pour le plaisir. Plusieurs espèces étrangères élisent paisiblement domicile sans causer de problème. Quelques-unes se propagent par contre rapidement et envahissent les espèces indigènes.
L’étourneau sansonnet, qui est arrivé en Amérique du Nord il y a une centaine d’années, a envahi plusieurs sites de nidification des espèces indigènes comme le merlebleu de l’Est. Le perce-oreille européen est un autre exemple d’invité indésirable dans les jardins canadiens. La spongieuse a été amenée aux États-Unis en 1869 par un entrepreneur français qui prévoyait démarrer une industrie des vers à soie. Son plan a échoué, mais la spongieuse a prospéré. En l’espace de 20 ans, les spongieuses et leurs larves sont devenues de sérieux insectes ravageurs. L’espèce a fait son apparition en Ontario durant les années 1970 et en 1985, elle s’était déjà répandue à l’échelle de la province.
Un autre exemple moins typique d’invasion exotique s’est produit sur les îles de la Reine-Charlotte en Colombie-Britannique. À cet endroit, les oiseaux de mer disparaissent à un rythme alarmant. Il se trouve que les coupables sont les ratons-laveurs. Il y a plus de 50 ans, huit ont été lâché dans la nature à cet endroit au profit des trappeurs locaux. Malheureusement, ces bandits poilus aiment exagérément engloutir les œufs et les oisillons des oiseaux qui nichent à terre. À l’heure actuelle, il y a tellement de ratons-laveurs qu’ils pourraient anéantir la population entière des oiseaux qui vivent sur ces îles.
Parmi les plus récents fauteurs de trouble exotiques au Canada, mentionnons les moules zébrées et la salicaire pourpre. Ces deux espèces sont probablement arrivées en Amérique du Nord en provenance d’Europe. Pour obtenir des conseils sur la façon de composer avec ces envahisseurs, lisez les articles intitulés « Freinez la propagation des moules zébrées » et « Éradiquez la salicaire pourpre » sur notre site Web.
Des visiteurs indésirables rendent-ils la vie difficile pour les espèces indigènes dans votre région? Si c’est le cas, vous pourriez être en mesure de freiner l’invasion ou d’aider à ramener les espèces sauvages évincées à la maison. Prenez le cas d’un oiseau chanteur exilé : lorsque l’étourneau sansonnet a écarté le merlebleu de l’Est dans sa lutte pour l’appropriation des cavités de nidification, les populations de merlebleu ont chuté abruptement. Cependant, une campagne visant à ériger des nichoirs artificiels pour le merlebleu a atténué la crise du logement et l’espèce est en train d’effectuer un retour encourageant.
Pour obtenir des renseignements supplémentaires au sujet des envahisseurs exotiques et sur la façon de les combattre, communiquez avec la direction de votre province ou territoire de Ressources naturelles Canada.