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Semaine nationale de la faune

Explorez la nature avec tous vos sens

Du 5 au 11 avril 2026

Pleins feux sur l'espèce 2026 : La Chevêche des terriers

Éveillez vos sens fauniques

Tissez un lien profond avec le monde naturel qui vous entoure. Sollicitez vos cinq sens à l’occasion de la Semaine nationale de la conservation de la faune. Un monde de découvertes vous attend avec une exploration visuelle, auditive, olfactive, tactile et gustative de la nature. Les animaux ont aussi les mêmes sens que nous, mais ils ne les utilisent pas nécessairement de la même manière.

Certaines espèces voient la lumière ultraviolette, percevant un monde plus vif et opalescent rempli de motifs qui nous sont inconnus. D’autres sentent avec leur langue, recueillant des particules odorantes dans l’air. Éveillez vos sens et laissez-vous inspirer par ce qu’ils vous révèlent. Pour conserver la faune, il faut commencer par la voir, l’écouter et s’en rapprocher.

Procurez-vous l'affiche « Passion pour les prairies »

EN NOUVEAU! Les prairies constituent un environnement naturel d’une richesse et d’une diversité incroyables — elles couvrent plus de 40 % de la surface de la Terre. Même si la majorité des prairies canadiennes ont été largement converties pour la production de cultures et, surtout, pour l’élevage du bétail, elles abritent une vaste gamme de plantes et d’animaux qu’on ne retrouve qu’en Amérique du Nord.

👂À l’écoute de la nature

L’écholocalisation

Imaginez vous retrouver dans la noirceur complète. Ni lune. Ni étoiles. Ni lampe de poche. Imaginez maintenant pouvoir « voir » tout ce qui vous entoure. C’est le pouvoir époustouflant de l’écholocalisation. Utilisée par des animaux remarquables comme les chauves-souris et les baleines, l’écholocalisation est une manière pour la nature de transformer les sons en images. Elle permet à ces espèces de créer une carte en 3D vivante et dynamique de ce qui les entoure, et même des endroits que la lumière ne peut atteindre.

Lorsque la nuit tombe et que le ciel est plongé dans l’obscurité, la chauve-souris émet une série de sons rapides et extrêmement aigus dont la fréquence est si élevée que l’oreille humaine ne peut les détecter. Ces ondes sonores se répandent et entrent en contact avec des objets qui se trouvent sur leur passage, rebondissant sous forme d’échos. Et ces retours d’échos recèlent tout un monde d’informations.

Une chauve-souris peut détecter la taille, la forme, la distance et même le déplacement ou non d’un objet avec la plus faible ondulation dans l’air. Pour elle, un tout petit insecte qui vole dans le noir est aussi visible que s’il était éclairé par un projecteur.

Même si les chauves-souris ont une bonne vision, l’écholocalisation devient leur superpouvoir une fois la nuit tombée. Elle leur permet d’esquiver sans effort les branches, d’éviter les obstacles en plein vol et de suivre avec précision des proies qui se déplacent rapidement, le tout dans la noirceur totale. Alors que nous allumerions une lampe de poche, ces animaux utilisent leur ouïe. L’écholocalisation est plus qu’un outil de survie. C’est un rappel que le monde s’étend bien au-delà de ce que nos cinq sens peuvent percevoir. Dans la noirceur, nous sommes aveugles, mais les chauves-souris sont brillamment équipées pour s’orienter dans un paysage caché tracé par les échos.

👃Une odeur sur le bout de la langue

Les indices chimiques

Inspirez profondément. Ce geste simple de respirer le monde qui vous entoure commence par le nez. Et il fait appel à un autre sens : l’odorat. Pour nous, le nez remplit ces deux fonctions.

Explorons maintenant le monde incroyable des serpents, où la nature révèle une tout autre conception. Les serpents ont un nez, mais ils ne l’utilisent que pour respirer. Et sentir? Cette fonction est remplie par leur langue. Oui, leur langue.

Cet organe fourchu qu’ils projettent hors de leur gueule n’est pas un signe d’agression. C’est un capteur chimique vivant en pleine action. Chaque fois qu’un serpent tire la langue ou l’effleure sur le sol, celle-ci recueille des particules olfactives invisibles – de minuscules indices chimiques laissés par le monde.

Ces molécules olfactives recueillies sont transmises à un organe particulier appelé cartilage vomérien, qui est directement lié à la zone cérébrale responsable des odeurs et qui traduit les vestiges chimiques en informations détaillées sur l’environnement qui entoure le serpent.

Pourquoi la langue du serpent est-elle fourchue? Ce n’est pas par accident que la langue des serpents présente deux pointes. Chacune d’elles recueille des odeurs d’une direction légèrement différente. Le cerveau compare les deux signaux pour permettre au serpent de déterminer si l’odeur est plus forte à gauche ou à droite. Il peut littéralement « goûter » dans quelle direction sa proie est passée. Imaginez être capable de suivre une piste seulement avec l’air! Alors que nous interagissons avec le monde par la vue et l’ouïe, les serpents évoluent dans un paysage olfactif, une carte secrète tracée par des molécules. 

👁️Voyez ce qu'ils voient

Lumière ultraviolette

Si vous visitez un jardin par un après-midi ensoleillé, vous aurez peut-être l’impression d’avoir un portrait complet de ce qui vous entoure en admirant les pétales aux tons de rouge, de jaune et de violet. Mais de nombreux insectes, comme les abeilles et les papillons, voient un monde caché peint par les rayons ultraviolets. Beaucoup de fleurs présentent des motifs secrets; des guides luminescents vers leur nectar qui agissent comme une piste d’atterrissage visible uniquement avec le rayonnement ultraviolet. Pour les humains, un pétale a une apparence ordinaire, mais, pour une abeille, il revêt des motifs uniques. D’autres pollinisateurs, comme les mouches, les coléoptères, les guêpes et les papillons de nuit et de jour, peuvent percevoir ce spectre invisible et l’utiliser pour trouver du nectar ou du pollen. Chaque pré et jardin cache un monde secret luminescent, une carte éclatante tracée par une lumière que nous ne pouvons voir, mais qui guide les pollinisateurs dans un univers beaucoup plus radieux que ce que nous connaissons.

👄Goût de l'habitat

Le goût de votre environnement

Imaginez être capable de goûter le monde non seulement avec votre langue, mais avec tout votre corps. Le corps de la barbotte est souvent comparé à une langue capable de nager, puisqu’il est recouvert de nombreux capteurs de goût.

Dans l’obscurité du fond des rivières et dans les lacs boueux où la visibilité est presque nulle, la barbotte se déplace en étant guidée non pas par la vue, mais par d’autres sens extraordinaires. Ce poisson remarquable est couvert de plusieurs milliers de papilles gustatives, beaucoup plus qu’en possède un humain. Les barbillons souples rappelant des moustaches qui s’étendent de chaque côté de sa face sont faits de peau et débordent de minuscules papilles gustatives et de capteurs olfactifs particuliers qui lui permettent de chercher de la nourriture avec le goût et l’odorat. La barbotte a aussi des lignes latérales sur les côtés du corps qui lui permettent de percevoir avec précision le monde qui l’entoure.

Pour elle, l’eau déborde d’informations. Elle n’a pas besoin de voir sa nourriture pour la trouver; elle la goûte, la sent et perçoit sa présence à distance, suivant des courants invisibles comme une boussole vivante.

Pour une barbotte, l’eau boueuse et silencieuse est un paysage riche et savoureux, une toile sous-marine de signaux qui ne demandent qu’à être dégustés.

🫲Ressentez la nature sauvage

Bonnes vibrations

Tenez-vous près d’un arbre et placez la paume de votre main sur son tronc. Vous sentirez peut-être sa texture. Mais pour un pic, cet arbre est animé par des signaux.

Dans les hauteurs du couvert forestier, un pic entame son tambourinage rythmique. Chaque coup rapide envoie de minuscules vibrations qui se propagent à travers le bois. Lorsque ces vibrations rebondissent, elles révèlent les secrets que cache l’arbre, comme des cavités creuses, des tunnels cachés et même les moindres mouvements d’insectes dissimulés dans ses profondeurs. Grâce à son crâne hautement spécialisé, le pic peut ressentir ces subtils tremblements avec une extraordinaire précision, transformant le bois solide en une carte vivante faite d’échos et de pulsations.

Ce phénomène rappelle un peu le sens du toucher chez l’humain, par exemple lorsqu’il place la main sur un mur pour ressentir des pas de l’autre côté ou sur le plancher pour percevoir les basses d’une musique jouant au loin. Mais si nous ne ressentons que les plus fortes vibrations, le pic, lui, peut percevoir les changements les plus délicats et presque imperceptibles entre le bois plein et le festin qui s’y cache.

Pour nous, le tronc d’un arbre est silencieux et immobile. Pour un pic, il gronde de vie cachée, d’un monde invisible que les vibrations et non pas la vue peuvent dévoiler.

Agir pour la faune, c'est du gros bon sons!

Il existe de nombreuses manières de jouer un rôle dans la conservation de la faune en faisant l’expérience de la nature avec la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher et le goût. 

Observez la nature sous un autre angle

Les membres de la FCF composent une communauté diversifiée de passionnés de la photographie qui participent activement aux concours mensuels de photo et à Reflets de la nature, le concours annuel. Le talent photographique de ces membres, qu’ils soient débutants ou professionnels, ne manque jamais d’impressionner notre équipe. 

Jetez un coup d’œil à l'affiche « Passion pour les abeilles»

Nous vous invitons à découvrir les 16 familles d’abeilles vivant au Canada, notamment les abeilles maçonnes, les abeilles nomades et les abeilles plâtrières. Vous saurez pourquoi elles ont des noms aussi intéressants et vous trouverez également réponse à des mystères, comme la raison pour laquelle nos abeilles ne sont pas aussi agressives que celles qui appartiennent à des espèces plus sociables, comme les abeilles mellifères.

Écoutez les webinaires de LA SEMAINE NATIONALE DE LA CONSERVATION DE LA FAUNE

Chaque jour, du mardi 7 avril au vendredi 10 avril, les élèves de la 3e à la 8e année (ou secondaire 2) pourront assister à une leçon en direct sur des créatures canadiennes fascinantes qui vivent dans des écosystèmes uniques : en eau douce, en eau salée, sur la terre et dans les airs. Les scientifiques de la Fédération canadienne de la faune discuteront en particulier des similarités et des différences entre les cinq sens des humains et ceux de ces animaux. Les trois premiers webinaires sont en anglais; le dernier est en français. 

Sentez le parfum des roses (indigènes) lorsque vous jardinez pour la faune 

De notre cours GRATUIT de jardinage pour la faune à la planification, la recherche et la plantation de plantes indigènes, en passant par la certification de votre jardin comme étant favorable à la faune, vous trouverez tout cela et bien plus encore dans la section Jardinage pour la faune du FCF.

Découvrez les sciences citoyennes

En avril, chacun peut découvrir la science de manière accessible grâce aux activités du Mois de la science citoyenne. C’est l’occasion pour les personnes de tous âges de contribuer à de véritables recherches scientifiques grâce à l’application gratuite iNaturalist ou le site Web iNaturalist.ca. C’est comme un jeu de Pokémon Go, mais centré sur la découverte des espèces sauvages. Téléchargez l’application gratuite, puis observez et écoutez la faune. Votre contribution fournira des données précieuses qui soutiendront la conservation et les travaux de recherche sur la biodiversité.

Mettez la main à la pâte avec le calendrier d'actions #pluspourlafaune

Agir pour la faune ne consiste pas seulement à se salir les mains. Agir nécessite d’apprendre et d’élargir sa compréhension des enjeux auxquels est confrontée la faune. Cela signifie partager ce que vous avez appris avec votre famille et vos amis afin qu’eux aussi puissent comprendre les menaces qui pèsent sur la faune. Inscrivez-vous pour recevoir gratuitement ce calendrier mensuel rempli d'idées d'actions pour toute l'année!

Célébrez la Semaine nationale de la conservation de la faune avec notre collection thématique « Adoptez un animal »!

Cette collection célèbre les espèces reconnues pour leur migration, comme le papillon monarque et la grue blanche. Faire cadeau d’un ami adopté à un être cher – ou vous l’offrir à vous-même – est une excellente façon d’en apprendre plus sur la faune du Canada!

L’importance de la Semaine nationale de la conservation de la faune

En 1947, le Parlement canadien a officiellement proclamé la semaine du 10 avril comme étant la Semaine nationale de la conservation de la faune. Le 10 avril est la date d’anniversaire du défunt naturaliste canadien Jack Miner, reconnu par certains comme étant le « père » de l’environnementalisme nord-américain. « Wild Goose Jack », comme on le surnommait souvent, a été l’un des premiers environnementalistes à déterminer les voies migratoires des oiseaux nord-américains et il a contribué à la survie de l’emblématique bernache du Canada, qui était au bord de l’extinction. Bien que nous ne puissions pas tous sauver un animal de l’extinction, chacun de nous peut avoir une incidence positive sur les espèces sauvages et les milieux qui les abritent en faisant #pluspourlafaune.


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